Types de trésor

Type(s) : Point de règle AD&D2
Source(s) Générique : Manuel des joueurs


II existe différentes formes et tailles de trésors, des plus ordinaires au plus exotiques...

image-tresor-gdmIl y a bien entendu les pièces de cuivre, d'argent d'or, d'électrum et de platine ; mais les métaux précieux peuvent également être façonnés et revêtir la forme de coupes d'or ou d'orfèvrerie. Les personnages connaissent la valeur des pièces et n'auront aucun mal à l'évaluer dans la plupart des cas. Toutefois, certains trésors anciens peuvent contenir des pièces dont l'usage a été abandonné depuis longtemps, et qui ne peuvent plus être revendues qu'au poids. Les objets en métal précieux sont encore plus difficiles à estimer. Les personnages doivent soit trouver un orfèvre capable de le faire pour eux, puis un acheteur prêt à payer un prix convenable ; soit les fondre pour récupérer le métal dont ils sont faits. Il est toujours possible de dénicher un acheteur, mais pas forcément de réussir à lui soutirer la valeur réelle de la marchandise. Les éventuelles accusations de vol peuvent également représenter un léger problème. Les personnages doivent se méfier des voleurs et des faussaires. Une coupe d'une grande valeur apparente peut n'être rien de plus qu'une coupe en métal ordinaire recouverte d'argent, et il en va de même pour les pièces. De plus, il est possible de fausser les pesées pour indiquer des valeurs erronées. Les personnages doivent donc s'adresser à des marchands en lesquels ils ont confiance.

Les gemmes sont une autre forme de trésor assez commune, et pour lesquelles les personnages seront encore plus dépendants d'une aide extérieure. À moins que leur groupe ne comporte un aventurier capable d'évaluer avec précision la valeur des pierres précieuses, ils vont devoir faire confiance à une tierce personne. Après tout, les pierres rouges trouvées dans le dernier trésor peuvent très bien être de simples perles de verre, des quartzs très colorés mais sans grande valeur, des grenats semi-précieux ou des rubis très purs. Les personnages vont devoir s'adresser à un joaillier et prendre garde à ne pas se faire rouler. Un MD particulièrement retors peut également faire tomber ses personnages sur des gemmes non taillées, presque impossibles à repérer ou à évaluer pour un œil non exercé. La plupart des personnages (et des joueurs) ne se rendent pas compte qu'un morceau de caillou ordinaire peut se transformer en gemme remarquable une fois taillé correctement.

De tous ceux qu'on peut trouver dans un trésor, les œuvres d'art sont probablement les objets les plus difficiles à évaluer. Bien que les gemmes (taillées ou non) possèdent une certaine valeur, celle-ci peut être multipliée si on les inclut dans des bijoux. L'or brut possède également une certaine valeur, mais celle-ci augmente considérablement si on le transforme en coupe ou en broche. Les artisans nains de communautés retirées comptent parmi les meilleurs tailleurs de gemmes, tandis que les gnomes dans leurs terriers souterrains élaborent de complexes filigranes d'or et d'argent. Les sculptures elfiques anciennes toutes de bois fin côtoient les plus pures des statues ciselées de main d'homme. Tous ces objets possèdent une valeur qui va bien au- delà de la simple valeur des matériaux qui les composent.

Mais les œuvres d'art ont rarement une valeur fixe. Leur prix dépend de la volonté des acheteurs potentiels, que les personnages-joueurs devront se charger de dénicher. Quelques grandes villes peuvent compter au nombre de leurs habitants des négociants en art, c'est-à-dire des marchands qui connaissent les acheteurs éventuels et sont prêts à servir d'intermédiaire. Mais dans la plupart des cas, les personnages-joueurs devront faire l'effort de vendre leurs trouvailles eux-mêmes. C'est une entreprise qui demande beaucoup de tact et de délicatesse, car seuls les riches s'intéressent aux œuvres d'art, et ils n'aiment généralement pas s'abaisser à des négociations marchandes. Les personnages devront prendre garde à ne pas insulter les barons, les ducs, les comtes et les princes avec lesquels ils traiteront éventuellement.

Enfin, les personnages peuvent découvrir des trésors véritablement inhabituels : fourrures, animaux exotiques, épices, composantes de sorts rares ou même biens de consommation. Comme dans le cas des œuvres d'art, la valeur de ces objets est hautement subjective. Les personnages-joueurs doivent d'abord trouver un acquéreur ; ce qui n'est pas trop difficile pour des objets d'usage courant, comme les fourrures ou les biens de consommation, mais peut s'avérer assez ardu pour des composantes de sorts recherchées uniquement par les plus puissants des magiciens. Ensuite, ils doivent marchander avec leur futur acheteur. Pour les fourreurs et la plupart des marchands, c'est une pratique habituelle ; mais certaines personnes marchandent parce qu'elles espèrent que le vendeur ne connaît pas la valeur réelle de sa marchandise - ou parce qu'elles- mêmes n'en sont pas certaines. Après ces mille et une péripéties, les personnages-joueurs finiront peut-être par réussir à monnayer les trésors en leur possession. Mais si vous vous immergez dans l'esprit du jeu de rôles, et que vous le considérez comme faisant partie intégrante d'une aventure, vous pouvez prendre beaucoup de plaisir à l'ensemble de ce processus.