Source : Bestiaire monstrueux de AD&D2, édition révisée

Pieuvre géante



CLIMAT/TERRAIN : Eau salée La pieuvre-geante du Bestiaire monstrueux de AD&D2, édition révisée
FRÉQUENCE : Rare
ORGANISATION : Solitaire
CYCLE D'ACTIVITÉ : Nocturne
RÉGIME ALIMENTAIRE : Carnivore
INTELLIGENCE : Animale (1)
TRÉSOR : [R]
ALIGNEMENT : Neutre (mauvais)

NOMBRE APPARAISSANT : 1-3
CLASSE D'ARMURE : 7
DÉPLACEMENT : 3, ng 12
DÉS DE VIE : 8
TAC0 : 13
NOMBRE D'ATTAQUES : 7
DÉGATS PAR ATTAQUE : 1-4 (x6)/2-12
ATTAQUES SPÉCIALES : Constriction
DÉFENSES SPÉCIALES : Encre, changement de couleur
RÉSISTANCE Á LA MAGIE : Aucune
TAILLE : G (2,70 m à 3,60 m de large)
MORAL : Élite (13)
POINTS D'EXPÉRIENCE : 2.000


Ces terribles monstres constituent un véritable fléau pour les marins et pêcheurs en haute mer. Rusées et démoniaques, les pieuvres géantes s'atta­quent parfois aux navires, coulant les plus petits et s'emparant de quelques hommes d'équipage des plus grands.

Elles changent de couleur pour se fondre dans leur élément, et la palette de teintes qu'elles peuvent prendre est étonnamment étendue, puisqu'elle va du vert au noir et peut, par exemple, s'agrémenter de taches bleues ou encore de rayures rouges. Leurs tentacules ont souvent l'apparence de longues traînées d'algues. Une fois qu'elles sont camouflées de la sorte, il n'existe que 10 % de chances de les repérer, et c'est en général parce que leurs yeux les trahissent. Leur couleur normale oscille entre le brun et le gris, tandis que leur bec est jaune vif, et leur bouche aussi orange que leur langue.

Combat :

La pieuvre s'attaque souvent aux nageurs ou aux petits bateaux pour en dévorer l'équipage. Il arrive qu'elles se regroupent à plusieurs pour s'en prendre à un bâtiment de plus grande taille, et tout navire attrapé par l'un de ces monstres voit sa vitesse chuter brusquement et finit par s'arrêter complè­tement 3 tours plus tard.

La pieuvre géante se bat le plus souvent à l'aide de six de ses tentacules, les deux derniers lui servant à se fixer au navire. Chacun de ces appendices délivre ld4 points de dégâts lorsqu'il touche sa cible, mais à moins que l'on ne parvienne à le sectionner ou à s'en défaire, il se resserre ensuite sur sa victime pour lui infliger 2d4 points de dégâts par round. Si jamais un des tentacules amène une proie à proximité du bec du monstre, celui-ci peut la mordre et lui délivrer 2d6 points de dégâts par coup.

Toute créature faisant moins de 2,40 m de haut ou de long ne peut être attaquée par plus d'un seul tentacule, et il y a 25 % de chances que ses deux bras se retrouvent collés à son corps lorsque l'appendice de la pieuvre touche (et 25 % de chances qu'aucun de ses bras ne soit retenu). Lorsque ses deux bras sont pris, la victime est incapable de se défendre. Si un seul est attrapé, elle peut toujours se battre mais voit ses jets d'attaque pénalisés d'un malus de -3. Par contre, si ses deux bras sont libres (autrement dit, si le tentacule est enroulé autour de sa taille), son malus est seulement de -1. Les appendices de la pieuvre serrent avec une Force de 18/20, et un individu au moins aussi fort peut les empêcher de se resserrer en faisant usage de ses muscles. Cela ne le libère pas, mais il ne subit aucun dégât dû à la constriction. Par contre, la pieuvre tente aussitôt de l'amener jusqu'à son bec pour le mordre. Il n'existe qu'un seul moyen de libérer le malheureux : trancher le tentacule, ce qui nécessite de lui infliger 8 points de dégâts (qui ne sont pas soustraits du total de points de vie du monstre).

Lorsque au moins trois de ses tentacules ont été sectionnés, il y a 90 % de chances que la pieuvre cherche à s'enfuir en projetant un nuage d'encre de 20 m x 20 m x 12 m. Ce nuage empêche quiconque se trouve pris dedans de voir quoi que ce soit, et la pieuvre blessée en profite pour se replier vers son antre ou en direction d'une proche cachette. Les tentacules sectionnés repoussent en 2 ou 3 mois.


Habitat/Société :

Même si plusieurs pieuvres peuvent parfois coopérer pour s'en prendre à une importante source de nourriture, ces créatures sont généra­lement solitaires. Elles préfèrent les eaux chaudes de faible ou moyenne pro­fondeur et résident dans des épaves de bateaux ou des grottes sous-marines. Les éventuelles richesses que l'on peut trouver dans leur repaire appartenaient autrefois aux individus qu'elles ont dévorés là. Ces chasseuses-nées sont dotées d'une grande patience et restent en permanence dans un secteur extrêmement réduit (elles préfèrent attendre que leurs proies viennent à elles). Le printemps est la saison des amours. Comme la plupart des animaux marins, elles pondent leurs œufs dans un récif et laissent les petits se débrouiller tout seuls.


Écologie :

Lorsque le gibier se fait rare ou quand la pieuvre a été blessée, elle se nourrit de petits crustacés ou même d'algues. Pour elle, la survie passe avant toute chose. Elle chasse de préférence de nuit, et il n'est pas rare qu'un membre d'équipage ayant disparu dans l'obscurité ait, en fait, été happé par un tentacule et se soit fait dévorer sous la surface des flots.

La peau caoutchouteuse des pieuvres géantes est résistante et étanche, et les marins suffisamment chanceux pour parvenir à tuer l'un de ces monstres l'utilisent pour s'en faire des coupe-vent imperméables. Les pieuvres géantes sont également chassées pour leur encre, qui peut servir à rédiger des parchemins magiques.