Source : Bestiaire monstrueux de AD&D2, édition révisée

Homme crabe



CLIMAT/TERRAIN : Côtes maritimes tempérées ou tropicales add2-homme-crabe
FRÉQUENCE : Rare
ORGANISATION : Tribale
CYCLE D'ACTIVITÉ : Tous
RÉGIME ALIMENTAIRE : Omnivore
INTELLIGENCE : De faible à moyenne (5-10)
TRÉSOR : Aucun (C, Kx5, Lx5)
ALIGNEMENT : Neutre

NOMBRE APPARAISSANT : 2-12
CLASSE D'ARMURE : 4
DÉPLACEMENT : 9,ng6 3
DÉS DE VIE : 3
TAC0 : 17
NOMBRE D'ATTAQUES : 2
DÉGATS PAR ATTAQUE : 1-6/1-6
ATTAQUES SPÉCIALES : Aucune
DÉFENSES SPÉCIALES : Aucune
RÉSISTANCE Á LA MAGIE : Aucune
TAILLE : De M à G (2,10 m à 3 m de haut)
MORAL : Stable (11-12)
POINTS D'EXPÉRIENCE : 65


Les hommes-crabes sont des crustacés intelligents de taille humaine. Ils marchent debout sur leurs pattes postérieures. Les petites pinces qui ornent l'extrémité de leur deuxième paire de membres leur permettent de manipuler des objets tandis que celles, plus grosses, qui sont situées au bout de leur paire de pattes supérieure sont utilisées pour le combat. Deux yeux pédonculés oscil­lent en permanence au-dessus de l'espèce de bec (en réalité, une série de man­dibules) qui leur sert de bouche. Les mâles sont souvent de couleur vive, tan­dis que les femelles sont de ton brun-rouge, vert ou noir.

Combat :

Bien que ces créatures soient pacifiques, elles sont capables de se défendre en cas d'attaque, utilisant pour cela leurs grosses pinces (Id6/ld6). Chez certaines sous-espèces, les mâles disposent d'une (et une seule) pince plus développée, capable de délivrer ld8 points de dégâts. Personne n'a jamais vu d'homme-crabe manier une arme.

Tout membre tranché d'un homme-crabe repousse en 1-4 semaines, et il en va de même de leurs pédoncules.

Par moments, une population trop importante ou une absence de nourriture pousse ces monstres à s'attaquer aux autres créatures voisines. La majeure partie de ces attaques sont dirigées à rencontre d'autres tribus d'hommes- crabes ou de petites communautés côtières. Lorsqu'ils sont vraiment affamés, il arrive parfois qu'ils s'en prennent à une ville côtière, auquel cas ils attaquent tout ce qui bouge. De telles crises de frénésie ne durent que quelques jours. Lorsqu'elles s'achèvent, ces créatures ont généralement subi de telles pertes que le manque de nourriture n'est plus un problème.


Habitat/Société :

Les hommes-crabes vivent de la pêche et de la cueillette, leurs aliments de base étant les créatures mortes et les algues. Ils passent le plus clair de leur temps à chasser, à filtrer les algues et à ramasser tout ce qui peut être comestible le long des côtes. Souvent, ils avalent de pleines poignées de sable dont ils absorbent toute la matière organique avant de recracher des boules de sable et de terre grosse comme le poing. De tels résidus sont la preuve indé­niable que des hommes-crabes résident à proximité.

Ces créatures vivent généralement dans des grottes situées en bord de mer, et certaines tribus creusent d'importants complexes dans les falaises. Dans un tel repaire, chaque homme-crabe possède ses quartiers particuliers à proximi­té d'une grande salle commune.

Mâles et femelles sont approximativement aussi nombreux. Ils s'accouplent à date irrégulière au cours de l'année, et la femelle pond une centaine d'œufs 2 semaines plus tard. Ces derniers sont déposés dans l'océan, et lorsqu'ils éclosent, c'est pour laisser apparaître des larves translucides à carapace molle. Six mois plus tard, ces larves muent, se dotent d'une coquille plus résistante et commencent à vivre sur la terre ferme. Œufs et larves sont délicieux, ce qui expliquent que les prédateurs réduisent grandement leur nombre. Les larves sont quasiment incapables de se défendre : elles sont CA 8, ont 1 DV et des pinces très faibles qui ne délivrent que ld2 points de dégâts par coup.

Les hommes-crabes ne cessent de grandir et de muer tout au long de leur existence, et l'on en a déjà vu certains atteignant les 3 m de haut. Ils vivent une vingtaine d'années.

Une tribu de ces créatures ne commerce que rarement avec les autres com­munautés d'hommes-crabes, et quasiment jamais avec les autres races. Ils ne sont capables de produire que peu d'objets, pour la plupart à base d'algues tis­sées, de bois gravé ou de coquillages assemblés les uns aux autres. Même si ces œuvres d'art ont souvent une durée de vie limitée, certaines sont extrêmement belles. Personne ne connaît véritablement les croyances des hommes-crabes, mais les spécialistes pensent que la plupart des objets qu'ils créent sont de nature religieuse. Os sont en tout cas farouchement gardés.

Chaque tribu est apparemment dominée par un mâle ou une femelle d'âge vénérable. Ces chefs n'ont d'autre particularité que leur nombre de points de vie, qui atteint le maximum pour leur race (24 pv).

Les hommes-crabes parlent leur propre langage, qui est principalement constitué de sifflements et de claquements. Leur xénophobie innée et la ter­rible complexité de leur langue font que les humains (et les autres races) ont de très grandes difficultés à l'apprendre. Les rares sages capables de s'expri­mer dans ce langage ne connaissent que quelques mots très simples.

Ces créatures sont attirées par les métaux brillants, et plus particulièrement ceux dont la couleur s'apparente à celle de l'argent, bien qu'elles soient apparem­ment incapables de faire la distinction entre l'argent, le platine et l'acier. Il n'est pas rare que leurs repaires contiennent des tas constitués de ces métaux, le plus souvent sculptés par leurs soins. Lorsque le métal rouille, les hommes-crabes le décapent parfois mais, le plus souvent, ils se contentent de s'en débarrasser.


Écologie :

il est possible d'obtenir un bon prix de certains objets confectionnés par les hommes-crabes lorsque l'on s'adresse à un collectionneur, mais de telles créations sont très fragiles, et celles qui sont faites à partir de plantes se décomposent très rapidement.

D'aucuns prétendent que les hommes-crabes ont très bon goût, surtout pour ce qui est de leurs pattes et de leurs pinces. Les créatures primitives vivant le long des côtes, et plus particulièrement les sahuagins, les considèrent comme un mets savoureux et s'attaquent souvent à leurs villages. La carapace d'un homme-crabe devient très cassante peu de temps après qu'on la lui a ôtée de force ou qu'il s'en est débarrassé. Il est donc impossible de s'en servir d'armure. Ses pinces peuvent, par contre, faire office de gourdins passables.