Source : Bestiaire monstrueux de AD&D2, édition révisée

Gorgone



CLIMAT/TERRAIN : Tempéré ou tropical/Contrées sauvages ousouterrains La gorgone du Bestiaire monstrueux de AD&D2 (édition révisée)
FRÉQUENCE : Rare
ORGANISATION : Groupe
CYCLE D'ACTIVITÉ : Diurne
RÉGIME ALIMENTAIRE : Carnivore
INTELLIGENCE : Animale (1)
TRÉSOR :
ALIGNEMENT : Neutre

NOMBRE APPARAISSANT : 1-4
CLASSE D'ARMURE : 2
DÉPLACEMENT : 12
DÉS DE VIE : 8
TAC0 : 13
NOMBRE D'ATTAQUES : 1
DÉGATS PAR ATTAQUE : 2-12
ATTAQUES SPÉCIALES : Voir ci-dessous
DÉFENSES SPÉCIALES : Aucune
RÉSISTANCE Á LA MAGIE : Aucune
TAILLE : G (2m40 au garrot)
MORAL : Moyen
POINTS D'EXPÉRIENCE : 1.400


La gorgone du Bestiaire monstrueux de AD&D2 (deuxième édition)

La gorgonne est un monstre ressemblant à un énorme taureau qui vit dans les cavernes les plus lugubres qui soient ou au beau milieu des étendues sauvages. Très agressive, elle attaque généralement toutes les créatures qui croisent sa route.

De couleur noire, les gorgonnes ont un épiderme constitué d'épaisses plaques de métal. Leur souffle est une vapeur toxique qui s'échappe sans cesse de leurs naseaux. Elles peuvent, s'il le faut, se déplacer sur leurs seules pattes arrière mais préfèrent généralement rester à quatre pattes. Malgré leur taille imposante, elles sont capables de se mouvoir à une allure incroyable dans la plus dense forêt qui soit car elles ignorent tout simplement les buissons (qu'elles écrasent) et les petits arbres (qu'elles déracinent sur leur passage). Elles ne parlent pas mais savent exprimer leur colère à l'aide d'un puissant rugissement lorsqu'elles rencontrent d'autres créatures.

Combat :

La gorgonne peut se servir de son souffle 4 fois par jour. Ce mode d'attaque, qui est celui qu'elle préfère, prend la forme d'un cône long de 20 m et faisant 1,50 m de large à sa base, contre 6 m à son extrémité. Toutes les créatures prises dans l'aire d'effet doivent réussir un jet de sauvegarde contre la pétrification sous peine de se transformer instantanément en statues. La perception de ces monstres porte jusque dans le Plan Astral et le Plan Éthéré, et il en va de même de leur souffle.

Si nécessaire (autrement dit, lorsque leur souffle ne suffit pas à leur assurer la victoire), elles sont également capables de délivrer de terribles coups de cornes. Elles se battent avec une férocité sans borne, et avec elles, le combat ne peut cesser que faute de participants.


Habitat/Société :

On s'accorde généralement pour dire que les gorgonnes dévorent les statues qu'elles créent à l'aide de leur souffle, mais personne ne sait si leurs dents métalliques sont capables de broyer la pierre ou si leur sali­ve acide redonne aux chairs de la victime une texture organique quand elles commencent à mastiquer.

Bien qu'ayant un goût très prononcé pour les daims et les élans, les gor­gonnes n'hésitent pas à manger d'autres viandes lorsqu'elles ont faim. Leur odorat est extrêmement développé, et à partir du moment où elles suivent une piste, elles ont 75 % de chances de pouvoir remonter jusqu'à leur proie. Dès que cette dernière est à portée de vue, elles laissent échapper un rugissement de fureur et lancent la charge. À moins que l'on ne parvienne à lui échapper d'une manière ou d'une autre, une gorgonne poursuit sa proie pendant des jours entiers, sans jamais sembler se fatiguer, jusqu'à ce que la créature traquée s'effondre d'épuisement ou succombe à son souffle pétrifiant.

Les gorgonnes n'ont que faire des trésors, et l'or et les objets magiques que l'on peut trouver dans leur repaire sont le plus souvent pétrifiés et encore incorporés à la statue de leur ancien possesseur. Il arrive parfois que, trop affamée pour faire preuve de discernement, la gorgonne dévore un objet de valeur. Ce dernier peut alors être retrouvé au beau milieu de ses déjections, à faible distance de son antre.

Les gorgonnes vivent souvent par groupes de trois ou quatre individus, constitués d'un mâle et de deux ou trois femelles. Les petits sont élevés par leur mère jusqu'à l'âge de 2 ans, suite à quoi les mâles sont chassés par le chef du groupe tandis que les femelles viennent rejoindre son harem.

Dans 25 % des cas, on ne rencontre qu'une seule gorgonne. Il s'agit immanquablement d'un mâle en quête de femelles. Autour d'un repaire de gorgonnes, la forêt présente souvent un quadrillage de sentiers plus ou moins rectilignes tracés par ces monstres. On y trouve également par endroits des clairières où l'herbe a manifestement été foulée aux pieds au cours d'un combat, et parfois aussi quelques morceaux de statue.


Écologie :

Les gorgonnes n'ont pas d'autre ennemi naturel qu'elles-mêmes. Les chefs de meute doivent ainsi souvent défendre leur position contre des mâles solitaires. Il est rare que ces affrontements se prolongent jusqu'à la mort de l'un des participants, mais même une gorgonne peut se faire éventrer par un coup de corne bien placé. Seul l'homme traque activement ces féroces prédateurs.
Lorsqu'il fait l'objet de la préparation nécessaire, le sang de gorgonne peut permettre de protéger un lieu contre les intrusions venues du Plan Astral ou du Plan Éthéré. Quant à ses écailles, une fois réduites en poudre, elles forment l'un des ingrédients requis pour la préparation de l'encre nécessaire à la rédaction des parchemins de protection contre la pétrification.

De plus, l'épiderme du monstre peut être, à force de travail et à l'aide de quelques enchantements, transformé en superbe jaseran procurant à son porteur un bonus de +2 aux jets de sauvegarde contre la pétrification et autres sorts de transmutation de la chair en pierre.