Source : Bestiaire monstrueux de AD&D2, édition révisée

Elémental d’Air, créature apparentée (Sylphe et Serviteur aérien)



  Sylphe Serviteur aérien Elemental apparenté air
CLIMAT/TERRAIN : En altitude ou au sommet des arbres Tous (voir ci-dessous)
FRÉQUENCE : Très rare Trés rare
ORGANISATION : Solitaire Solitaire
CYCLE D'ACTIVITÉ : Tous Tous
RÉGIME ALIMENTAIRE : Omnivore Vent
INTELLIGENCE : Exceptionnelle (15-16) Partielle (2-4)
TRÉSOR : Qx10, X Aucun
ALIGNEMENT : Neutre (bon) Neutre

NOMBRE APPARAISSANT : 1 1
CLASSE D'ARMURE : 9 3
DÉPLACEMENT : 12, Vl 36 (A) Vl 24 (A)
DÉS DE VIE : 3 16
TAC0 : 17 5
NOMBRE D'ATTAQUES : 0 1
DÉGATS PAR ATTAQUE : 0 8-32
ATTAQUES SPÉCIALES : Voir ci-dessous Voir ci-dessous
DÉFENSES SPÉCIALES : Voir ci-dessous Uniquement touché par les armes au moins +1
RÉSISTANCE Á LA MAGIE : 50% Aucune
TAILLE : M (1m20 à 1m50 G (2,40 m)
MORAL : Elite (14) Élite (14)
POINTS D'EXPÉRIENCE : 2 000 9000

La sylphe du Bestiaire monstrueux de AD&D2, deuxième édition

Les sylphes sont de splendides jeunes femmes humanoïdes dotées d'ailes de libellule. Ces dernières, longues de 1,20 m à 1,50 m, sont translucides, transparentes ou parsemées de taches irisées. Les cheveux des sylphes sont toujours longs et brillants ; ils peuvent être d'une couleur "normale" ou encore bleus, verts ou violets. Elles portent des robes amples et diaphanes assorties à leurs ailes ou à leur chevelure.

Les sylphes sont apparentées aux nymphes et aux élémentaux d'air, et peut- être les premières d'entre elles sont-elles nées d'un croisement entre une nymphe et un serviteur aérien. Elles parlent le commun et leur propre langage, qui est extrêmement musical. De nature très amicale, elles peuvent se lier avec des aventuriers et leur offrir leur aide en échange d'une faveur.

Combat :

Les sylphes ne se défendent qu'à l'aide de leurs pouvoirs magiques. Toutes sont des magiciennes de niveau 7, et la plupart préfèrent les sorts associés à l'élément air. De plus, elles peuvent devenir invisibles à volonté et conjurer un élémental d'air 1 fois par semaine.

Habitat/société:

Les sylphes se posent rarement dans les basses terres. Elles aiment énormément voyager et il est très inhabituel de les rencontrer à proximité de chez elles.

Leurs nids sont très différents les uns des autres. Certains ont été construits à l'aide des matériaux disponibles dans la région, tandis que d'autres sont nettement plus élaborés et perchés au sommet d'un arbre ou à flanc de montagne. Les sylphes n'aiment pas s'encombrer et ne conservent donc aucun autre trésor que les pierres précieuses et les objets magiques. Elles échangent souvent une partie de leurs richesses contre de quoi rendre leur nid plus confortable (tissus, soieries, oreillers, etc.).

Il existe 1 % de chance de découvrir un œuf ou une sylphe enfant dans le nid de l'une de ces créatures. Ces dernières sont exclusivement femelles. Elles s'accouplent avec des humanoïdes de sexe masculin, de préférence des elfes, mais humains et petites-gens font parfois des candidats convenables. Après 3 mois de gestation, la sylphe met au monde un œuf couleur perle dans un nid conçu à cet effet, suite à quoi elle conjure un élémental d'air chargé de le garder. Six mois plus tard, l'œuf éclot et laisse apparaître une minuscule sylphe aux ailes encore embryonnaires. Elle grandit au même rythme que les enfants humains et gagne ses pouvoirs magiques à l'âge de 5 ans. À 10 ans, elle sait voler.

La sylphe dispose d'une faculté de lévitation innée. Ses ailes ne sont là que pour lui conférer une poussée. Si elles sont endommagées, elle ne peut donc que planer ou faire du sur-place. Un sort annulant la faculté de lévitation de la sylphe l'empêche de décoller. Ces créatures vivent environ un millier d'années et ne prennent jamais la moindre ride.

Tous les 28 ans, toutes les sylphes se réunissent pour échanger les nouvelles, renouveler leur amitié et accueillir les plus jeunes d'entre elles au sein de leur communauté.

Ecologie :

Les sylphes restent le plus souvent à l'écart des races humanoïdes, mais elles fréquentent par contre souvent les dryades et les nymphes. Les monstres aériens les traquent parfois, mais leurs pires ennemis restent les humanoïdes mâles et malfaisants qui tentent de les capturer dans des buts non avouables.

 

Serviteur aérien

Cette créature est une forme d'élémental d'air, native du Plan Élémentaire de l'Air, mais aussi du Plan Astral et du Plan Éthéré. Prêtres et clercs sont capables de la conjurer dans le Plan Primaire en jetant le sort du même nom.

En temps normal, les serviteurs aériens sont invisibles mais, dans leur plan d'origine, ils ressemblent à des humanoïdes cul-de-jatte, constitués de fumée bleutée et scintillante. Leurs yeux sont vides, leur bouche n'est qu'un trait horizontal incapable de la moindre expression et chacune de leur main est dotée de quatre doigts extrêmement longs.

Les serviteurs aériens essayent toujours d'éviter de combattre dans leur plan d'origine. Ils ont une Force de 23 et attaquent en étranglant leurs adversaires, ce qui leur inflige 8d4 points de dégâts par round. La victime ne peut se libérer que si elle a au moins 18 de Force : si elle est dotée d'une Force exceptionnelle, elle a une chance d'échapper à l'emprise du monstre égale à son pourcentage de Force. Au-delà de 18/00, elle se libère sans le moindre problème. Il est également possible de briser l'étreinte du serviteur aérien si l'on a davantage de points de vie que lui. Étant invisibles, ces créatures pénalisent de -5 le jet de surprise de leurs adversaires.

Le conjurateur d'un serviteur aérien se fait aussitôt attaquer par ce dernier, à moins de se trouver défendu par un sort de protection contre le mal (ces créatures n'aiment en effet pas être convoquées). S'il est protégé comme il se doit, le serviteur accomplit au plus vite une tâche (et une seule) pour lui, mais il refuse absolument de combattre. Si la créature est dans l'impossibilité d'accomplir sa mission, elle devient folle et revient attaquer celui qui l'a conjurée.

Les serviteurs aériens voyagent sans cesse et sont attirés par les fortes perturbations climatiques. Lorsqu'ils se retrouvent pris dans une tempête, il existe 5 % de chances qu'ils se retrouvent déchirés en deux parties égales. Il n'y a que de cette manière que ces monstres peuvent se reproduire. Les serviteurs aériens doivent, au moins 1 fois par mois, se nourrir des vents de leur plan d'origine, sans quoi ils perdent ld8 points de vie par jour au-delà du trentième.