Source : Bestiaire monstrueux de AD&D2, édition révisée

Bulette



CLIMAT/TERRAIN : Tempéré / Partout La bulette du Bestiaire monstrueux de AD&D2, édition révisée
FRÉQUENCE : Trés rare
ORGANISATION : Solitaire
CYCLE D'ACTIVITÉ : Tous
RÉGIME ALIMENTAIRE : Carnivore
INTELLIGENCE : Animale (1)
TRÉSOR : Aucun
ALIGNEMENT : Neutre

NOMBRE APPARAISSANT : 1-2
CLASSE D'ARMURE : -2, 4, 6
DÉPLACEMENT : 14, cr 3
DÉS DE VIE : 9
TAC0 : 11
NOMBRE D'ATTAQUES : 3
DÉGATS PAR ATTAQUE : 4-48/3-18/3-18
ATTAQUES SPÉCIALES : Bond vertical (2,40 m)
DÉFENSES SPÉCIALES : Aucune
RÉSISTANCE Á LA MAGIE : Aucune
TAILLE : G (3,60 m de long, 2,85 m au garrot)
MORAL : Stable (11)
POINTS D'EXPÉRIENCE : 4000


La bulette du Bestiaire monstrueux de AD&D2, deuxième édition

La bulette, qui mérite amplement son surnom de requin terrestre, est un prédateur terrifiant qui ne vit que pour manger. Tout le monde la craint, même les autres monstres.

D'aucuns prétendent que cette créature serait issue d’un croisement entre un tatou et une tortue géante, mais ce n'est là que pure conjecture. Sa tête est bleu-brun, de même que son postérieur, et son corps est couvert de plaques et d'écailles allant du gris-bleu au bleu-vert. Ses griffes et ses dents sont couleur ivoire. Ses yeux sont jaunes et dotés de pupilles bleu-vert. Ils sont entourés d'une zone noire.

Combat :

Une bulette attaque tout ce qu'elle considère comme comestible. Elle ne refuse de manger qu'une seule chose, l'elfe, mais il est également vrai qu'elle n'est guère friande de nain. Elle est en permanence affamée et ne cesse de parcourir son territoire à la recherche de nourriture. Lorsqu'elle se déplace en creusant sous terre, elle repère ses proies par les vibrations que ces dernières communiquent au sol. Quand elle détecte quelque chose de comestible (autrement dit, au moindre mouvement), elle remonte à la surface, précédée de son aileron, et se lance à l'assaut. Son tempérament est à peu près le même que celui du serval : elle est stupide, hargneuse et ne connaît pas la peur. La force, la taille et le nombre de ses adversaires ne sont pas un facteur pour elle. Elle attaque toujours et se choisit pour première cible la créature la plus proche ou celle qui est la plus facile à atteindre. Elle combat à l'aide de sa gueule (4dl2 points de dégâts) et de ses pattes avant (3d6 chacune).

La bulette peut sauter verticalement jusqu'à 2,40 m de hauteur, et ce, à une vitesse stupéfiante. Elle le fait pour s'enfuir lorsqu'elle est blessée ou prise au piège. Elle en profite pour attaquer au passage ses adversaires à l'aide de ses quatre pattes, les pattes arrière délivrant, elles aussi, 3d6 points de dégâts. Elle n'a que deux points faibles : sa carapace n'est que CA 6 au niveau de son aileron (mais le combat doit être vraiment intense pour qu'il soit possible de l'atteindre en cet endroit) et la zone noire qui entoure ses yeux n'est que CA 4 (mais ces petites zones ovales ne font qu'une vingtaine de centimètres de long).


Habitat/Société :

Heureusement pour le reste du monde, la bulette est un animal solitaire, bien que les couples (qui sont extrêmement rares) partagent le même territoire. Les autres prédateurs se tiennent au large du domaine d'une bulette, de peur de se faire dévorer. Ce monstre n'a pas d'antre ; il préfère parcourir son territoire de long en large, sur ou sous le sol, et dort dans une cavité souterraine qu'il s'est creusée. L'appétit de ces créatures est si grand que leur territoire peut parfois faire dans les 80 km.

Les bulettes avalent complètement leurs proies et leurs puissants sucs digestifs s'occupent rapidement des vêtements, de l'armure, des armes et même des objets magiques de leurs victimes. Il peut également leur arriver de "goûter" un coffre ou un sac de pièces, leur devise étant "Mange d'abord, réfléchis ensuite". Lorsqu'elles ont dévoré tout ce qui pouvait l'être sur leur domaine, elles partent en quête d'un nouveau territoire. Pour ce qui est du choix, le seul critère qui les intéresse est la quantité de nourriture disponible.

Il arrive donc parfois qu'une bulette s'installe près d'une communauté d'humains ou de petites-gens et qu'elle la terrorise.

On ne sait que peu de choses concernant le cycle naturel de cette créature. Sans doute pond-elle des œufs, mais aucun petit n'a jamais été découvert, bien que certaines personnes aient déjà tué des requins terrestres de taille plus réduite (6 dés de vie).

Peut-être les œufs sont-ils tout-petits et le nombre de jeunes survivant jusqu'à leur maturité extrêmement réduit. Certains sages avancent également l'idée que la bulette met bas. Enfin, d’aucuns pensent que, à l'instar des carpes et des requins, cette créature continue de grandir tout au long de son existence, car des spécimens de plus de 3,30 m au garrot ont déjà été aperçus. Mais en tout cas, personne n'a jamais découvert la carcasse d'une bulette morte de vieillesse.


Écologie :

La bulette a un impact désastreux sur l'écosystème de la région qu'elle habite. Rien de ce qui bouge n'est en sécurité tant qu'elle est là, qu'il s'agisse d'humains, d'animaux ou même de monstres. Lorsqu'il chasse ou erre au gré du hasard, le requin terrestre déracine des arbres de belle taille. Dans les régions montagneuses, ses déplacements souterrains peuvent provoquer de petites avalanches. Ogres, trolls et même certains géants changent aussitôt d'horizon lorsqu'une bulette fait son apparition. Une seule de ces créatures peut transformer une paisible communauté agricole en morne plaine en l’espace de quelques semaines, car aucun humain ou demi-humain sain d'esprit ne reste bien longtemps dans une région où une bulette a été aperçue.

Il n'y a qu'un seul et unique avantage connu à l'existence des bulettes : les grosses plaques qui ornent leur front confèrent une excellente protection et les forgerons nains peuvent les transformer en boucliers magiques (de +1 à +3). D'aucuns prétendent également que le sol qu'a foulé une bulette conserve des propriétés magiques qui le rendent capable de dissoudre la pierre. Mais même si cela est vrai, le prix à payer serait sans doute bien trop important par rapport aux bénéfices qu'il serait possible de dégager de telles propriétés.